Le MEDEF de la Vienne a été condamné pour son inaction face à une ambiance de travail délétère et néfaste à l’état de santé de sa salariée


Une salariée a été licenciée pour avoir rencontré des difficultés relationnelles avec certains de ses nouveaux collègues de travail embauchés dans le cadre d’une réorganisation d’un service au sein du MEDEF de la Vienne.

Cette salariée estimait être victime de harcèlement moral et a saisi le Conseil de prud’hommes de POITIERS. Mais, ne retenant pas le harcèlement moral, le Conseil de prud’hommes s’est intéressé à l’obligation de sécurité de l’employeur résultant de l’article L4121-1 du Code du travail.

Relevant une ambiance de travail délétère et néfaste à l’état de santé de la salariée,  le Conseil de prud’hommes a ainsi souligné qu’en cas de conflit entre salariés, l’employeur se doit de prendre toutes les mesures nécessaires au maintien d’une ambiance et d’une organisation du travail saine et pérenne. Ce qui n’a pas été le cas dans cette affaire.

Dans ces conditions, le Conseil de prud’hommes a condamné le MEDEF de la Vienne pour manquement à son obligation de sécurité et a jugé le licenciement de la salariée sans cause réelle et sérieuse.

Le cabinet FLEXURE est à vos côtés pour faire valoir vos droits.

CPH de POITIERS, 14 janvier 2019 RG n°F16/00323